Le soucis avec mon tempérament, c'est qu'il m'est difficile de m'atteler à une seule chose à la fois. J'entame donc quelque chose et puis assez rapidement, j'ai envie d'autre chose. Je laisse donc de côté ce que je viens de commencer. Et puis rebelote, ma deuxième activité me lasse, alors j'en entame une autre, puis une autre. Résultat, je me retrouve submergée d'un tas de commencements, n'attendant qu'à être continués et finalisés, mais qui trainent. Parfois des mois, des années après, je retrouve ces travaux en cours, ne sachant plus exactement où je m'étais arrêtée!
Un vrai capharnaüm dans ma tête. Mais pourtant, bien que je rêve de pouvoir être quelqu'un d'organisé faisant une chose après l'autre, je sais pertinemment que ce schéma linéaire ne me correspond pas du tout. Quand ça me semble trop simple, ça m'ennuie!
Pour remédier à mon problème, je fais des listes de choses à faire, mettant en priorité les urgences. Mais ce qui est urgent est vraiment très peu affriolant, et je me retrouve souvent démotivée, repoussant un peu plus loin ce que je devrais faire tout de suite. "Oh non! Encore du linge à repasser (comme chaque semaine...toujours la même rengaine). J'ai pas envie! Tiens, si je faisais un peu de crochet à la place?"
Et c'est reparti pour un tour. Tout ce que cette attitude m'apporte, c'est que je me retrouve avec deux fois plus de linge à plier, repasser et ranger la semaine suivante et une envie de le faire inversement proportionnelle à la hauteur de la pile de fringue qui se trouve devant moi!
En fait, j'ai pu constater que la plupart du temps, ce que j'arrive à finaliser au quotidien ne relève pas de l'envie, mais du devoir. Depuis aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours été une personne très droite, obéissante, se pliant donc à toutes les demandes qu'on me faisait. Issue d'une famille patriarcale, je n'aurais jamais osé remettre en question les directives de mon père."Finis ton assiette! Tiens-toi droite! Ne tiens pas ton couvert de cette façon" ...Ah mais non, cette dernière phrase, il ne la prononçait jamais. C’était beaucoup plus simple pour lui de me faire un pichenette directement sur la main. Et je n'ai finalement pas de quoi me plaindre, car finalement moi au moins j'ai pu échapper au fait de devoir ravaler mon vomis (contrairement à ma sœur ainée, qui stressée par lui un matin avait recraché son petit-déjeuner).
Aujourd'hui, c'est moi qui suis maman. Et jamais il ne m'est venu à l'idée
de reproduire les techniques moyenâgeuses que l'on m'a fait subir. Mais je
constate aujourd'hui, que lorsque je suis contrainte à devoir faire quelque
chose, je le fais. Par contre, lorsque je peux choisir, je me sens un peu
perdue! Courage, on apprend à tout age, alors je ne désespère pas d'arriver à me recadrer. Et dans un premier temps, d'abord essayer d'être plus compréhensive avec moi-même, me faire confiance, et m'aimer, telle que je suis!

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